
À Roquebrune, depuis 30 ans, la participation citoyenne est inexistante et la démocratie locale bafouée. La commune est dirigée par un maire qui est loin d’avoir été choisi à l’unanimité. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : Patrick Cesari a été élu avec 38% des voix en 2001, 36 % en 2008 et 35 % en 2014. En 2020, ce chiffre est dramatiquement tombé à 21 % des inscrits, tandis que l’abstention a atteint 58 %… À chaque scrutin, la participation diminue et le faussé entre le maire et ses administrés se creuse. Le maire est absent, bunkérisé et adepte du clientélisme. Il étouffe toute initiative citoyenne et centralise la gouvernance…
Face à ce constat, je veux redonner la main aux habitants, en premier lieu grâce au lancement d’un budget participatif citoyen. Jusqu’à 20% du budget d’investissement sera décidé par les habitants afin de financer des projets qui répondent réellement à leurs besoins. Par ailleurs, je créerai un conseil des jeunes et des conseils de quartier dotés d’un vrai pouvoir de proposition, qui pourront aussi relayer facilement les problématiques du quotidien. Les conseils municipaux seront ouverts à tous, filmés, et retransmis en direct. Un gage de transparence basique, appliqué par la grande majorité des communes françaises, mais que le maire actuel s’est toujours refusé de mettre en place…
Je souhaite aussi organiser des journées régulières de rencontres sans rendez-vous entre le maire et ses administrés, pour les écouter, les comprendre et agir. Si l’affluence est trop importante, je m’engage à ce que chacun reparte avec un créneau de rendez-vous garanti à une autre date. Pour répondre à la problématique du logement, je créerai une interface de liaison et de suivi entre la Préfecture, les bailleurs sociaux et la commune pour suivre et débloquer les dossiers (demande de logement social, insalubrité, travaux…).
Depuis bien trop longtemps, la gestion financière de la commune est opaque et nombre d’opérations présentent des surcoûts. La Chambre régionale des comptes avait, en 2013, tiré la sonnette d’alarme sur une capacité de désendettement dépassant le seuil critique et sur le salaire excessif du directeur du cabinet du maire. Et aujourd’hui, alors qu’il se félicite d’avoir réduit la dette de 71 % en dix ans, il oublie de rappeler qu’il a lui-même mis la commune dans cette situation de surendettement. Pendant trente ans, des dizaines de millions d’euros d’argent public se sont envolés sans que les habitants ne voient de retombées concrètes dans la qualité des services et des équipements.
C’est pourquoi dans les 100 premiers jours de mon mandat, je lancerai un audit indépendant des comptes et des principaux contrats de la commune pour repartir sur des bases saines et transparentes. Les résultats seront évidemment rendus publics et par la suite, les dépenses de la ville seront claires et accessibles à tous. Le gaspillage d’argent public et les dépenses de prestige seront réorientés vers l’essentiel. Je promets par ailleurs à ne pas augmenter les impôts locaux pendant toute la durée de mon mandat et je m’engage à réattribuer aux habitants, associations, écoles et clubs, toutes les invitations officielles en loge données au maire lors des grands événements.
Depuis bien trop longtemps, les habitants n’ont pas de lieux pour se rencontrer et échanger et chacun est isolé. Il sera essentiel de soutenir la création d’associations, d’encourager les clubs sportifs, de créer un marché central et d’organiser des fêtes et événements qui rassemblent toutes les générations et créent du lien entre les Roquebrunois. Je promets d’être un maire proche de ses habitants et je veux les connaître personnellement. Je plaide pour une mairie ouverte, transparente et au service de tous. Que chaque citoyen se sente acteur et non spectateur et que Roquebrune soit une ville solidaire, et fière !